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Mois

décembre 2016

Maman girouette

(Article écrit pour le blogue d’Omaïki 🙂 )

Toute ma vie, j’ai été au volant. Pas de n’importe quel bolide à part ça ! J’étais la capitaine d’une navette qui roulait sur la voie expresse en direction de mes aspirations. Une capitaine à l’efficacité impressionnante, munie d’une Google Map détaillant tous les arrêts qui seraient requis pour me rendre à destination, au sommet.

Disons que je suis une curieuse difficile à arrêter et qu’on me considère un peu intense dans la recherche d’information qui m’aident à prendre mes décisions. Vous savez, le type de fille qui réfléchit aux conséquences, qui fait les listes de plus et de moins, blablabla. Ça a toujours bien fonctionné pour moi. Attention, je suis aussi quand même intuitive (j’ose penser ha!), j’écoute mon cœur, je saute à l’aventure en dehors de ma zone de confort de façon régulière. Mais une fois lancée, je suis assez calculée, merci.

Cette mer-ma-vie se naviguait assez doucement malgré mon quotidien ultra chargé. J’étais une femme d’affaires assez équilibrée pour enseigner le yoga plusieurs fois par semaine, cuisiner santé, passer un peu de temps entre amis et beaucoup de temps à jouer dehors avec mon mari. Bref, je me sentais en contrôle, je me sentais au top quoi ! Lorsque des défis se présentaient, je sortais ma boîte à outil de yogi pour pratiquer la pleine conscience, la gratitude et le lâcher prise. Depuis que je suis devenue maman, je suis encore bonne en gratitude (comment ne pas l’être, quel cadeau d’être la maman d’un bébé aussi émerveillée, forte de caractère, sage et curieuse). Depuis que je suis devenue maman, ce sont les départements de la pleine conscience et du lâcher prise qui ont pris tout un coup, genre allo, je suis tellement, mais tellement loin de maîtriser ces pratiques en fin de compte.

Pendant mes premiers mois post-partum, les pleurs de la fille qui avait complètement perdu sa boussole se voyaient mêlés avec l’espoir de la fille qui commençait à comprendre que chaque seconde de vulnérabilité m’en apprenait un peu plus sur la femme que j’étais ; celle que je pensais connaître comme le fond de ma poche. Quel cheminement on vit, lorsqu’on donne la vie. Enfin bref, j’ai renoué avec la pleine conscience au moment où j’ai décidé de faire fi des livres et e-newsletters dans lesquels je noyais mon instinct maternel.

Aussitôt que j’ai cédé au co-dodo occasionnel, à laisser Sasha s’endormir au sein plutôt que de me rendre folle à passer 2 heures à l’encourager (LOL) à s’endormir par elle-même dans sa bassinette… il y a eu comme un délicieux déclic, telle une gâterie digne de mes pires cravings, non, pire, une drogue ! Et depuis que j’ai cédé, je suis junkie de mon bébé, de nos échanges de douceur à chaque fois où je me lève pour l’allaiter la nuit, même si « elle devrait faire ses nuits à presque 9 mois franchement » Oh well ! Pour ce qui est du lâcher prise, c’est une autre histoire ! Le lâcher prise, c’est un travail constant.

Tandis qu’on laisse de moins en moins les surprises et coups durs nous anéantir, qu’on choisit de ne pas se laisser assommer par la culpabilité qui pourrait régner sur notre vie de de maman, on s’améliore, lentement. On prendra le dessus un moment donné. Entre temps, donnons-nous la permission d’être ces mamans girouettes, un peu perdues entre le plus beau et difficile rôle de notre vie et la femme qu’on était avant. On a le droit et c’est beau pareil 🙂

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Maman oui, femme aussi.

transfo

Ça y est, j’ai finalement complété mon défi CORE DE FORCE hier et j’ai hésité à partager ceci. Ça me gêne X1000 bon. Parce que je suis la première à affirmer que le bien-être commence à l’intérieur et que les apparences sont souvent trompeuses. Surtout sur les médias sociaux.

Mon entourage me dit que ce n’est pas pire que les selfies en sueur que je publie ces dernières semaines. Les autres coachs Beachbody avec qui j’ai relevé le défi me disent qu’en publiant les résultats de ma transformation, je démontre que c’est possible pour tout le monde d’en faire autant. Je choisis donc ce matin de partager cette photo avant/après en toute humilité. Fabriquer la plus merveilleuse créature du monde dans mon ventre aura pris 9 mois. Me sentir revivre dans mon corps à moi, en tant que mère certes mais en tant que femme à nouveau : 9 mois également.

9-mois

J’aurais pu activer la machine plus rapidement mais mon corps et ma tête me disaient d’attendre. En écoutant mon corps, en respectant son rythme, j’ai été en mesure de plonger complètement une fois qu’il m’aura envoyé le GO. Et j’ai de la difficulté à trouver les mots pour exprimer ma fierté, par peur que ça puisse sembler prétentieux. C’est la première fois que je me dévoile autant. En photo, on ne voit que les résultats extérieurs, je sais. Mais le plus beau, c’est ce qui s’est passé dans ma tête et dans mon cœur ce dernier mois.

En modérant un défi de groupe et en motivant mes amies participantes à garder le focus sur leurs objectifs santé, je n’ai pas le choix de tenir bon avec MES propres objectifs santé. Je sais aujourd’hui que je détiens la discipline requise pour atteindre le sommet de ma forme (après des dizaines d’essais au gym et en course à pied, enfin !). Je sais que je suis capable de faire preuve de la constance qui est requise pour me rendre là. Je sais que le boost d’endorphine que l’entraînement au quotidien me procure me fait sourire encore plus qu’avant et optimise mon niveau d’énergie (surtout au milieu de la nuit héhé). Je sais aussi que mes cellules et mes organes me remercient de leur envoyer autant d’oxygène, que j’ai moins de chance de me blesser en jouant dehors, que ma santé (au-delà de ma force et de ma forme) est top. Je le sais et je le sens et ça m’inspire tellement. Je suis d’avis qu’il n’y aura jamais assez d’agents du wellness pour nous rappeler qu’on a un certain contrôle sur sa santé. Que l’inspiration mène à la motivation, qui mène à l’action, qui mène à la réussite.

Alors je me dois de partager, si ça peut inspirer ❤

Relevez un défi de groupe à votre tour !

 

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